Dans Black Mirrors, un monde tout en ambivalence se déploie, comme une coexistence d’une fascination et d’un effroi. La première impression d’une beauté magique pétrie de poésie cède la place à l’angoisse. Manipulée, dévoyée par l’homme, la nature sécrète des forces redoutables, se développe en créatures de cauchemar. Créatures doubles, fils de Janus, les bou- quets libèrent un charme vénéneux, un vertige dissimulé derrière leur beauté. D’accueillante, la nature devient menaçante. Sa beauté côtoie le monstrueux, l’arti- ficiel, donne lieu à des dérives de formes et de couleurs hallucinées, à un climat onirique mettant au jour des micro-mondes enroulés dans le macroscopique. (…°